La Chine est-elle sur le point de posséder le Bouddha?

La Chine est-elle sur le point de posséder le Bouddha?  Publié le 14 avril 2017 / source : New Indian express.

Photo : stockunlimited

Alors que l’Inde et la Chine se querellent à propos du rôle et des objectifs du Dalai Lama, Pékin a tranquillement
gravi un échelon dans sa tentative de co-opter le bouddhisme.

En faisant de la sorte, Pékin espère non seulement s’assurer que le prochain Dalai Lama sera désigné par ses soins, mais renforce également son soft power et son
influence pas uniquement en Chine, mais aussi au Népal et en Asie du sud-est où le bouddhisme est encore
pratiqué. Par exemple, les tentatives d’investissements financiers chinois considérables à Lumbini, au Népal, lieu
de naissance du Bouddha.

Au début de la décennie, le Président chinois Hu Jintao a commencé à promouvoir une “société harmonieuse”
dans sa vision socio-économique de la Chine, et les officiels du Parti à travailler au développement d’une religion
savamment gérée, qui pourrait servir à bâtir une telle société.

Peu de temps après, les medias chinois ont commencé à décrire le bouddhisme comme une ancienne religion chinoise. Le 14ème Dalai Lama s’est échappé du Tibet pour se rendre en Inde en 1959, suite à la prise de possession de Lhassa par les Chinois, qui le voient comme un “séparatiste” qui pourrait provoquer des troubles dans ce que la Chine appelle maintenant la Région  autonome du Tibet (TAR).

Après que les tentatives de la Chine d’investir 3 milliards de dollars US à Lumbini en 2011 (qui comprenaient un
aéroport et l’attribution de terres aux hauts dirigeants bouddhistes de diverses écoles) aient été calmement
sabordées par l’Inde, Pékin a renouvelé sa tentative récemment. Selon un avertissement émis par un think tank de
New Delhi, le projet de Lumbini “aiderait la Chine à atteindre les objectifs de sa stratégie à long terme, qui est
d’amener le Népal sous on influence de manière irrévocable”.

Selon un rapport, environ 35 centres d’études chinois sont déjà financés par Pékin le long de la frontière indo-
népalaise. Bien que le Premier ministre du Népal, Pushpa Kamal Dahal, accusé par Pékin d’être pro-indien, n’a
signé aucun accord pendant sa visite d’une semaine en Chine en mars, il a dit que les deux pays feraient route
ensemble “sur le chemin de la prospérité commune, mettant en oeuvre tous les accords passés”. Si cela comprend
Lumbini, l’Inde et le bouddhisme peuvent s’atteler à leur tâche.