Trois Tibétains détenus par la police chinoise après des manifestations solitaires

Source : (TibetanReview.net, 22 mars 2017) –

La police chinoise du comté de Ngaba (en chinois: Aba), dans la province du Sichuan, aurait détenu depuis le 25 février deux moines tibétains et une femme après trois incidents de protestation individuelle séparés, consistant à crier des appels à la liberté pour le Tibet.

Selon le service tibétain de Radio Free Asia (Washington) le 20 mars, tous auraient été rapidement interpelés et emmenés peu de temps après.

Le premier des deux incidents les plus récents se serait déroulé le 16 mars quand Lobsang Dargye, moine du monastère local de Kirti, a commencé à crier des slogans sur une route principale du siège du comté. Selon une source locale parlant sous condition d’anonymat, « Les Tibétains qui ont été témoins de la protestation ont dit qu’il a appelé à la liberté des Tibétains et au retour au Tibet du chef spirituel en exil, le Dalai Lama ».

La présence policière était déjà très forte dans la région en raison des déploiements supplémentaires intervenus avant le 58ème anniversaire du soulèvement national tibétain le 10 mars.
Le moine, originaire de la localité de Charu, serait un étudiant de seconde année du monastère de Kirti, le nom de son père serait Gonpo et celui de sa mère Sonam Kyi.

Plus tard, le 18 mars, une laïque tibétaine du nom de Dukpe aurait été arrêtée après qu’elle a entrepris une marche de protestation solitaire dans la ville de Ngaba. Elle aurait été en charge de l’entretien du terrain près d’une statue du Bouddha devant le monastère de Kirti.

D’après voatibetanenglish.com le 21 mars, la femme d’une vingtaine d’années a descendu la rue principale de Ngaba Dzong vers 15h et a scandé des slogans appelant à la longue vie du Dalai Lama, et à une plus grande liberté au Tibet.
Aucune information sur le lieu où les Chinois l’ont emmenée n’est disponible. Elle serait mariée et mère de deux enfants. Elle est de la localité de Ngaba’s Raru, le nom de son père est Ngakchung et celui de sa mère Wangkyab.
Le 25 février, Lobsang Tsultrim, moine au monastère de Kirti, a aussi entrepris une marche de protestation solitaire en criant des slogans et a été rapidement emmené par la police chinoise.