La Chine de nouveau classée comme le pire pays pour la liberté sur internet

Source : Tibetan Review

Traduction :  CTF

(TibetanReview.net, 16 novembre 2017) – D’après l’organisation Freedom House, dont le siège est aux Etats-Unis et qui a publié ses conclusions le 14 novembre, la Chine se classe au dernier rang mondial pour la liberté d’internet pour la 3ème année consécutive. Pour l’ONG américaine, les nouvelles réglementations ont encore restreint l’accès au cyberespace, déjà très contraint, par les citoyens chinois.

 

 

 

Le rapport a classé les pays sur une échelle de 1 à 100, selon trois catégories : les obstacles à l’accès, les limitations des contenus, et les violations des droits des usagers. La Chine totalise 87 points sur 100.

Avec la nouvelle loi sur la cybersécurité, qui a pris effet en Chine en juin, les compagnies ont davantage d’obligations de censure de leurs utilisateurs. Ainsi, des compagnies comme Apple ont déjà commencé à construire de nouveaux centres de données dans le pays pour se mettre en conformité.

Le rapport note que les autorités du cyberespace chinois ont puni des géants nationaux comme Baidu et Tencent pour avoir hébergé ce que Pékin considère comme des contenus illicites, leur infligeant une amende minime mais indiquant un tournant vers la censure externalisée vers des compagnies privées et des personnes.

Par ailleurs, une loi datée de septembre tient un groupe d’administrateurs de WeChat, la plateforme de messagerie de Tencent, pour responsable de tout contenu illicite mis en ligne comme étant un signe de dégradation des libertés sur internet, selon ft.com le 14 septembre, citant William Nee, chercheur chinois pour Amnesty International. “Que le gouvernement puisse désormais tenir des gens responsables de la conduite d’autres personnes est très inquiétant” a t’il dit.

Le rapport décrit également comment la censure chinoise a plus souvent coupé l’accès à l’internet mobile pour les populations marginalisées, ou les peuples du Tibet et de la région occidentale du Xinjiang, tout en y intensifiant la surveillance des citoyens.