La Chine fait taire les critiques de manière agressive et limite l’accès des activistes aux Nations Unies (HRW)

La Chine fait taire les critiques de manière agressive et limite l’accès des activistes aux Nations Unies (HRW)

Par Tenzin Dharpo / source : phayul.com

DHARAMSHALA, 8 septembre : ‘Human Rights Watch’ a accusé Pékin de faire pression et de bloquer l’accès à maintes reprises aux activistes et experts qui abordent la préoccupation pour les droits de l’homme en Chine aux Nations Unies.

« La Chine s’engage sur les droits de l’homme aux Nations Unies, mais souvent dans le but de faire taire les critiques de manière agressive et d’éroder l’accès des activistes qui travaillent sur la Chine » a déclaré mardi Kenneth Roth, directeur de HRW.

 

Roth a également dit que la Chine employait tous les moyens à sa disposition pour tenter de réduire au silence les critiques internes, et qu’elle avait utilisé « sa position de membre du Conseil de sécurité, son influence dans le monde et une répression sévère de la société civile chinoise pour en faire un modèle de mauvaise foi qui défie l’intégrité du système des droits de l’ONU ».

Selon le rapport de HRW, Pékin a « blacklisté » des activistes, experts et ONG, et accusé des officiels chinois de photographier et filmer régulièrement des activités dans les locaux des Nations Unies, en violation des règles de l’ONU, et d’empêcher les activistes chinois de se rendre au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies à Genève.

L’action de la Chine, accuse le rapport, « revient à ce qui apparaît être une tentative systématique de renverser la capacité du système des droits de l’homme des Nations Unies à faire face aux violations en Chine et au-delà ». La détention de l’activiste chinoise Cao Shunli alors qu’elle essayait de se rendre à Genève en amont de la revue du rapport sur les droits en Chine, et son décès en détention en 2013, a été cité dans le rapport de HRW.

Le directeur de HRW a aussi accusé les Nations Unies de capituler souvent devant la pression chinoise et d’un manque de fermeté afin d’éviter l’affrontement avec la Chine.

« A moins que les Nations Unies et les gouvernements concernés ne mettent finaux efforts de la Chine pour manipuler ou affaiblir les mécanismes des droits à l’ONU, la crédibilité de l’ONU et pour finir sa capacité à défendre les droits en Chine et ans le monde sont en danger » déclare Roth.

En plus de la répression envers les activistes et les experts, la liberté de la presse en Chine a aussi été sous étroite surveillance. Selon « Reporters sans frontières », la Chine se maintient à un bas niveau lorsqu’il s’agit de la liberté de la presse dans le pays. La nation communiste se classe au 176ème rang sur 180.